21 septembre 2016

La friche Richard Lenoir, le nouveau terrain de la street food dans le XIe

En travaux...



La presse en a beaucoup parlé et pourtant un constat s'impose, ils n'y sont pas allé! C'est un simple copier-coller de dossier de presse, histoire de dire qu'on est dans le coup. 15 jours après le début, tout n'est pas pret et la clientèle se fait rare... Toutefois, il y a des points positifs.


Les résistances à la street food tombent les unes après les autres. Il faut dire qu'il n'y a aucun argument rationnel à une opposition. Ce sont juste des blocages culturels et des peurs non-fondées voire la persistance de clichés.




Le fait que le nouveau terrain de jeu soit une friche colle assez bien avec son fonctionnement et son esprit. Un chiffre pour la friche: 3000m2, à dispo pour accueillir animations, stand de restauration, 2 buvettes, 3 food trucks et des jeux, du moins dans le programme. En espérant attirer les voisins et les associations locales.

Street art!

Le plus dur étant de créer une dynamique, un chez-soi temporaire, un ailleurs qui réchauffe et rassure. A Londres, Berlin, Amsterdam où ces endroits fleurissent, on est habitué à faire bien. Ici, on débute. A nos risques et périls. La France ne brille pas dans le pop up ou l’éphémère, un basique anglo-saxon, presque une unité de mesure là-bas.
Les 3 points à vérifier sont donc le lieux et la programmation et la sélection des restaurateurs


Sur le Ier point, les codes du genre ont été respectés: confort simple, matériaux cheap (palette) écolo -durable, chaise longue, boulodrome, l’incontournable ping-pong prévu (mais pas vu) et la géographie en labyrinthe. Il y a même un parc à enfant; chose rare à Paris. Pas industrielle donc la friche mais pas chatoyante non plus. Il règne une impression de no man's land, de fin de service assez hallucinante en journée. On ne voit pas très bien en quoi consiste le lieu à ce moment là. Ni comment cela va prendre.


Pour la programmation artistique, cela dépend avant tout des goûts de chacun mais l'originalité vient du choix d'une scène de stand up. Toutefois, cela commence à 19h du lundi au jeudi. Les concerts prenant le relais les jours suivants à 18h. Sinon, c'est plutôt calme, vu qu'il n'y a pas de musique en journée. Le WE, ça s'anime un peu avec des ateliers prévus de vélo, du DJ (c'est l'équipe de La Concrete et du Weather Festival qui est derrière, en espérant qu'ils aient un bon weather...).

Un camion en friche...

Pour la nourriture, on est dans nos petits souliers, notre terrain de jeu à nous. Là je déchiffre, vu que j'ai pas mal défriché ces dernières années. L'annonce prévoyait 3 food trucks par jour. A mon passage, on avait l'impression d'être au Ier jour: des stands vides, mal conçus (couverture) et en cours d'installation... Il n'y a en fait qu'un food truck techniquement parlant, celui du café Paname (pas fini non plus) qui vient juste de démarrer. Les 2 autres sont dans la "rue" des stands: A savoir ce jour-là Naân, Flam'truck, Italian street clan déjà tasté et Food in Live (banh mi).

La sélection est bonne: parmi les meilleurs ou les bons, ceux qui travaillent en frais avec de bons ingrédients. Je n'ai pas trouvé les tarifs si élevés, quand on connait le loyer qu'ils ont du payer (somme que je ne peux dévoiler ici). Il faut enfin mettre les choses au clair sur la politique des tarifs en festival: les food trucks et stands ne viennent pas gratuitement, loin de là! On assiste même souvent à une pratique abusive à la limite de l'arnaque. Les organisateurs prennent des sommes astronomiques, profitant de la difficulté du marché et du nombre de food truck. Tout en leur interdisant de vendre des boissons! Voilà, c'est dit. Quand on juge des prix pratiqués, il faut connaitre le deal. En l’occurrence, je peux vous dire qu'ils gagnent pas grand chose, voire même qu'ils perdent. Alors que la masse des critiques (sur FB) concerne les prix justement. Ce qui montre bien que pas grand monde comprend les enjeux et les coûts. On n'est pas en Thaïlande ou au Vietnam, il va falloir faire le deuil des repas à 3/4€ en frais et cuisiné maison!

Le super plat veggie de Naân

Les plats vont de 7€ à 12€, pour une bonne qualité générale (ça aussi ça fait la différence!). J'ai jeté un œil sur les boissons, là par contre la qualité est basique avec des bières Stella à 3.5€, des cocktails à 7€ et du café Richard (sic!). J'ai rien bu... si ce n'est un lassi pour accompagner un excellent "bento" indien ou Thali de chez Naân, un grand plat varié en gout et texture: du riz parfumé à la cardamome recouvert d'un dahl de lentilles, du raïta, de la salade à la crème d'amande, des légumes croquants, des herbes fraîches, des sauces maison, etc... un régal. Aussi servi avec un achard maison ou du poulet.


En conclusion, on s'attendait à une palette de saveurs, un lieu de fête créatif et super fréquenté. Apparemment, le soir et les WE c'est le cas, avec un public familial, du monde et une bonne ambiance. En semaine, c'est plus calme. L'aspect bricolé, voire désolé l'emporte un peu, mettant en péril la pérennité du lieu et la survie des entrepreneurs sur place.


La Friche Richard Lenoir
66 Bd Richard Lenoir 75011 Paris
Métro: St-Ambroise, Richard Lenoir
Ouvert 7/7 de 12h à 21h
Facebook
Wifi
Entrée gratuite
Du 8 septembre au 5 novembre 2016.

Plats de 7€ à 12€, café 2€, bières 3.5€/4.5€, cocktail du jour 7€


L'expo photo

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